Hadrien Simeray

L’œil d’un auteur,
les mains d’un réparateur.

Je n’étais pas censé faire de la photo. Je me destinais à l’ingénierie.

J’ai découvert la photographie au lycée, et je photographiais sans rien maîtriser. Je croyais que la « vraie » photo, celle où on contrôle l’ouverture, la vitesse, la profondeur de champ, était inaccessible. Un monde réservé à d’autres, un truc à 10 000 euros où je n’avais pas ma place.

Et puis un jour, un reflex entre les mains, par hasard. La révélation : c’est accessible. Je suis tombé amoureux, et je ne me suis plus arrêté.

L’œil

Je photographie en auteur depuis le lycée : la rue, la nuit, le skate, le quotidien et ceux qui le traversent. Mon premier travail, « Mon Lannion », ma ville natale, a été exposé à l’Alliance française de San Francisco, où j’ai compris qu’elle en était une petite sœur endormie. Puis « Solitude », sur la solitude urbaine à Rennes, et « Volages Collages », des photos géantes collées dans les rues à la manière de JR. Exposé à Lannion, Rennes, Biarritz et San Francisco. Pour moi, la photographie est un langage, une façon de communiquer quand les mots ne suffisent pas.

Skateur dans une rue la nuit sous les réverbères, photographie d'Hadrien Simeray Portrait d'un marin à la barre d'un voilier, photographie d'Hadrien Simeray Chanteur en plein saut sur scène, photographie de concert d'Hadrien Simeray Portrait en clair-obscur dans la fumée, photographie d'Hadrien Simeray Homme face à la mer turquoise entre les palmiers, photographie d'Hadrien Simeray Skateur sautant au-dessus d'un barrage de béton, photographie d'Hadrien Simeray Place de Lannion et ses maisons à colombages, série Mon Lannion d'Hadrien Simeray Adolescent seul dans un rayon surgelés la nuit, photographie d'Hadrien Simeray Skateur et son ombre projetée dans un hangar, série Mon Lannion d'Hadrien Simeray

« Voici mon monde. Il n’est pas sur papier glacé, il y pleut parfois. Il est unique, c’est le mien, et pas si loin du vôtre. »

Hadrien Simeray répare un appareil photo argentique à l'atelier

Les mains

J’ai fondé Pelloche Moi pour reconditionner des appareils photo argentiques à Paris 14. À l’atelier, nous ouvrons les boîtiers, nous les nettoyons, nous réglons, nous calibrons les vitesses d’obturation, nous remplaçons les mousses. Je connais ces appareils de l’intérieur, mécaniquement, parce que je passe mes journées les mains dedans.

Je répare ces appareils, et je m’en sers pour faire mes images. C’est la même main qui démonte et qui déclenche.

Je vends des appareils que j’ai envie d’utiliser moi-même.

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